Ces entreprises qui inventent les modèles de développement de l’économie de demain

http://www.atelier-idf.org/breves/2013-10-15,Ces-entreprises-qui-inventent-modeles-developpement-economie-de-demain-ess.htm

Le 8 octobre dernier, le Club Insead Management & Société et le Club ESSEC Entrepreneuriat social organisaient une rencontre sur : « Ces entreprises qui inventent les modèles de développement de l’économie de demain ».

Animée par Annie Kahn, journaliste et chroniqueuse au journal Le Monde, cette matinée s’articulait autour de deux tables rondes et cherchait à mettre en avant des expériences exemplaires et innovantes à travers le monde et plus particulièrement en France. L’occasion de mettre en avant des dirigeants d’entreprise ayant inspiré l’ouvrage « L’économie qu’on aime, Relocalisations, création d’emplois, croissance : de nouvelles solutions face à la crise » (Ed. Rue de L’échiquier, 2013).

SOMMAIRE

Relocaliser, un défi relevé par des entreprises de territoire !

Face à la crise, il est aujourd’hui courant d’entendre que les entreprises ont recours à des délocalisations. Considérant qu’en situation critique, la valeur d’ajustement la plus propice est l’emploi, les délocalisations apparaissent pour beaucoup comme une solution pour maintenir une activité en diminuant les coûts de production. Pourtant, depuis quelques années, des entrepreneurs choisissent de créer, maintenir ou relocaliser des emplois et des activités en France.

Ces success story d’entreprises étaient l’objet de cette 1e table ronde qui confrontait les expériences et savoirs-faire de Christophe Chevalier, PDG du groupe Archer, Jean-Laurent Nectoux, directeur des opérations de Rossignol, Thierry Moysset, DG de LA FORGE DE LAGUILES et Sophie Keller, co- fondatrice d’Odyssem et co-auteur de L’économie qu’on aime .

Ces entreprises ont en commun d’avoir compris que leur savoir-faire, leur métier, leur expertise, était une plus-value réelle. L’entreprise Rossignol, par exemple, a réussi à relocaliser sa production sur un constat simple : il est moins coûteux de produire et livrer en Europe (en 2 à 3 mois) que d’organiser une production à distance qui allonge les délais de réalisation et livraison des commandes à plus de 6 mois et induit des coûts supplémentaires supérieurs à la supposée économie faite sur les salaires. Mais Jean-Laurent Nectoux l’admet sans problème : la relocalisation demande bien plus de réflexion et de remise en question que la délocalisation.

Dans la dynamique d’Archer, les chefs d’entreprises romanais (70 entreprises, 4000 salariés), ont créé un groupement. Cette entreprise qui vit de et appartient à son territoire a du sens et s’intègre dans une dynamique territoriale assumée. Avec ses bientôt 100 actionnaires en SAS, pour assumer collectivement les risque, ses 1200 salariés et ses 15 pôles d’activité, elle a également un réel poids économique.

Dans la même logique, des fonds solidaires voient le jour à travers les territoires. Cette finance alternative se développe de plus en plus, rapprochant épargnants et entreprises. Des caisses solidaires se développent un peu partout, que ce soit sur Paris, dans le nord Pas de Calais ou en Rhône-Alpes, irritant les territoires de potentialités locales et nouvelles.

Inventer des solutions nouvelles pour développer l’emploi, c’est possible !

Dans un contexte critique, un certain nombre d’entrepreneurs n’attendent pas le retour de la croissance pour réussir le pari de la création, de la reprise ou du développement d’activités fortement génératrices d’emplois et de lien social dans les territoires. Comme le soulignait Christian Sautter en introduction des discussions, cette économie de proximité créé de plus en plus d’emplois et constitue une alternative complémentaire de l’économie mondialisée.

Avec ses 300 Ruches ouvertes en 2 ans, La Ruche Qui Dit Oui connaît un développement rapide. Comme le soulignait son fondateur, Guilhem Chéron, ce chiffre représente une moyenne de 20 nouvelles Ruches et 50 nouveaux producteurs référencés par mois.
Le système ne met pas en place de franchises : une Ruche est l’expression personnelle de celui qui ouvre son point de distribution et l’expression collective de ses producteurs et membres dans laquelle les producteurs fixent librement leurs prix. Pour être viable, le système repose sur des commissions qui s’élèvent à 20%, réparties entre gérant de ruche et maison mère. Avec l’expérience, ils savent à présent qu’une Ruche est rentable à partir de 25 commandes par semaine.

Pour illustrer le point particulier des reprises d’entreprises, Pascal Coste Chareyre, directeur général de Ceralep, fabricant d’isolant céramique pour câble très haute tension est ensuite revenu sur l’histoire de sa société qui a connu des hauts et des bas. Poussés à la fermeture en 2004, ils ont été contraints de supprimer le site de Saint-Valier dans la Drôme. Sous l’impulsion d’anciens salariés volontaires, c’est en SCOP qu’ils relancent l’activité en 2009. Neuf ans plus tard, ils se sont repositionnés sur le marché, et peuvent se prévaloir de 60% de leurs ventes à l’export pour 52 salariés pour 900 tonnes à la reprise. Avec aujourd’hui 58 salariés, 1 200 tonnes ils peuvent considérer leur pari de reprise comme réussi et affirmer que leurs gains de productivité et leur essor sont bien le fruit de leur réorganisation.

 

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